Le nouveau travail de Mélanie

 

     Lors de son entretien d'embauche, le travail, que l'on proposait à Mélanie, ne lui semblait guère intéressant. Mais la paye supérieure à la norme l'avait convaincu d'accepter ce poste. Il avait été décidé qu'elle commencerait le lundi suivant.
Mélanie était une vendeuse expérimentée même si elle n'avait que 23 ans.

     Pourtant son look plutôt BCBG est très à l'opposé des vêtements vendus dans la boutique où elle avait été embauchée. Cette boutique vendait des articles en cuir et en latex, des chaussures et des accessoires BDSM. M & Mme Stones, un couple anglais, avait décidé d'ouvrir cette boutique suite à leur déménagement en France.

     La devanture de la boutique ne ressemblait pas à celle d'un vulgaire sex-shop. Elle ressemblait plutôt à n'importe qu'elle boutique de prêt à porter. Seulement, les clients devaient sonner à la porte pour pouvoir entrer. Mélanie était content de ce système : le travail serait encore moins pénible.
    
     Après quelques semaines de travail, Mélanie commençait à bien connaître les produits (et toutes les utilisations que l'on pouvait en faire) et les attentes des clients. En général, ils savaient exactement ce qu'ils voulaient. Mais certains lui demandaient conseil. Mélanie essayait de mieux qu'elle pouvait pour leur répondre. Très souvent, elle se retrouvait seule dans la boutique : M. ou Mme Stones venaient régulièrement mais ne restaient pas très longtemps. Le plus souvent, M. Stones venait à 19h pour fermer la boutique (et pour compter les sous, pensait Mélanie)

     Un jour, un client, qu'elle ne connaissait pas, lui demanda quel était son article préféré ou celui qu'elle aimait le plus porter. Mélanie ne savait pas quoi répondre. Heureusement, Mme Stones était dans le magasin. "C'est avant tout la sensation qu'elle aime. D'habitude, elle porte exclusivement des tenues en latex dans le magasin. Mais aujourd'hui, elle était en retard et n'a pas eu le temps de s'habiller...". La patronne invita ensuite le client à regarder de plus près les nouveaux corsets qui étaient arrivé le matin même.  

     Après le départ du client, Mme Stones se tourna vers son employé. Elle paraissait agacée.
- Mélanie, le client qui vient de partir s'appelle Monsieur De Clarins. Il est l'un de nos plus fidèles lorsque nous avions notre boutique à Londres. C'est un client très fétichiste qui l'habitude de dépenser énormément d'argent. Je pense qu'il faudrait que tu sois toujours vêtue en latex quand M. De Clarins passe nous voir. 
- Mais Madame, il n'était pas convenu au départ que je doive un jour m'habiller comme une poupée fétichiste.
- Oui, c'est vrai mais je ne vois que cette possibilité à moins que vous ne préféreriez partir.
Mélanie connaissait sa situation financière excécrable. Elle dépensait toujours plus que ce qu'elle gagnait. Elle aimait le luxe et ne comptait pas changer de train de vie.
- D'accord Mme Stones, je veux bien porter une tenue en latex dans le magasin, mais les tenues devront être fournies par la maison.
- Ok
Mélanie qui connaissait bien les prix des articles savait qu'elle réalisait une bonne affaire. Et puis l'idée d'être ainsi vêtue l'exciter dans son fort intérieur.

     Le lendemain, elle arriva au magasin vers 9h30. Elle arrivait toujours en avance même si le magasin n'ouvrait qu'à 10 heures. Elle pouvait donner une touche finale au rangement avant l'ouverture. Après avoir relevé le rideau métallique et être entrée dans la boutique, Mélanie trouva un petit carton et un mot déposé dessus : " Voici votre nouvelle tenue de travail. Vous pouvez choisir une paire de chaussure dans le magasin : je ne connais pas votre pointure ". Elle reconnut l'écriture de M. Stones. Pour ne pas perdre de temps, elle alla tout de suite dans le rayon des chaussures. Le choix du rayon était important, elle opta pour des chaussures à plateforme ayant un talon vertigineux. " Tant qu'à être une bimbo en latex autant jouer le jeu jusqu'au bout " pensa t’elle.

     Elle prit le carton et les chaussures et se dirigea dans la réserve. Elle posa les chaussures et ouvrit le carton. Sa nouvelle tenue de travail était constituée d'une robe longue, d'un corset et d'un T-shirt avec gants intégrés. Il y avait également des bas, un porte-jarretelles et un string des plus minuscules. Bien sur tout était en latex. Au bout de 20 minutes, Mélanie avait fini de s'habiller, non sans mal car les habits étaient très étroits. Comme elle l'avait vu dans de nombreux magazines disponibles dans la boutique, elle avait mis le corset sur le T-shirt. Une fois les talons mis, elle eu du mal à remonter à l'étage : un petit escalier d'une dizaine de marche séparé la réserve du magasin. La jupe qui descendait au dessous des genoux ne lui permettait pas faire de longues enjambées et les hauts talons rendaient l'équilibre précaire.

     Dès qu'elle fut à l'étage, son premier réflexe fut de se regarder dans la grande glace au fond du magasin. Là, pour la première fois, elle compris le sentiment des femmes qui venaient parfois essayer des tenues. Sa tenue soulignait ses formes. Elle se trouva très désirable dans cette tenue. Elle comprenait l'attrait que pouvez avoir les clients en portant ces tenues. Un sentiment de jouissance l'envahit en comprenant tous les bénéfices qu'elle pourrait tirer en portant des tenues aussi sexy. " Adieu les problèmes d'argent " pensa t’elle. 

     Mélanie fut surprise de voir arriver de bonne heure Mme Stones ; ses visites matinales étaient plutôt rares. Sa patronne semblait ravie. " Et peut-être plus " pensa Mélanie quand sa patronne se livra à quelques petits attouchements. Le corset qui avait sensiblement diminué la taille de Mélanie semblait être ce qui intéressait le plus Mme Stones.

     L'arrivée d'un client mis un terme à ce huis clos qui aurait pu se révélé torride : Mélanie n'était jamais fermée à de nouvelles expériences. Mélanie ouvra la porte et découvrit M. De Clarins. Visiblement, la nouvelle tenue lui plaisait également.  " Quelle bonne surprise, cet ensemble vous va à ravir " lui dit l’ex-londonien. Mélanie eu droit à un baise-main dans la plus pure tradition aristocratique britannique.

     Monsieur De Clarins resta plus de deux heures dans la boutique. Il se permit d'utiliser Mélanie pour lui faire essayer certains vêtements. Monsieur voulait faire un gros cadeau à son épouse en renouvellant une partie de sa garde robe fétichiste. Mélanie aimait bien se prêter au jeu. Elle sentait le regard plein de désir de M. De Clarins sur elle et ce n'était pas pour lui déplaire. Un mariage avec un homme riche n'était pas pour lui déplaire. Ce jour là, M. De Clarins laissa une grosse somme d'argent à la boutique. Visiblement le charme de Mélanie avait fait son effet. Mme Stones était elle aussi satisfaite.

     C'est ainsi que Mélanie devint l'une des meilleures vendeuses fétichiste de France. La boutique se fit rapidement un nom dans le petit monde du latex. Les clients venaient de loin. Les ventes progressaient chaque mois. Le salaire de Mélanie aussi. Mais elle avait surtout découvert une nouvelle passion. Porter des tenues de latex était devenu pour elle un véritable plaisir. Un jour, elle se transformait en domina, le lendemain, elle devenait une esclave en portant une tenue latex intégrale. Mélanie ne craignait pas de venir au travail vêtue de ses plus belles tenues; dans la rue, lorsqu'elle se promenait ainsi vêtue, c'était le succès assuré. Mélanie multiplia les conquêtes masculines : certains clients de la boutique en profitèrent. Un soir, dans la réserve, M. Stones profita lui aussi un soir de sa vendeuse. 

     Cela faisait 9 mois que Mélanie avait été embauché. La boutique allait fermée pour les congés annuels du mois d'août : les clients étaient plus rares à cette période de l'année. Le dernier soir, M et Mme Stones étaient présent pour fermer la boutique. Une fois, le rideau métallique descendu, Mme Stones sorti une bouteille de champagne. " Nous allons fêter cette première saison d'ouverture. Nous voulions te féliciter pour ton travail qui est vraiment excellent " lui dit la patronne. " Nous sommes vraiment satisfait ". Ils portèrent un toast pour la réussite de la saison suivante. Le champagne était délicieux. Mais au bout de quelques minutes, Mélanie sentit que l'alcool faisait son effet et même un peu plus. Elle avait du mal à tenir debout. Elle se demanda si tout était normal : elle avait l'habitude de boire du champagne et cela ne lui faisait jamais un tel effet. Avant qu'elle n'ait pu réagir, elle tomba dans un lourd sommeil.

     Lorsqu'elle se réveilla, elle était attachée à une croix de Saint André, elle ne pouvait pas bouger. On lui avait placé un bâillon dans la bouche. On lui avait mis de longs gants noirs, un corset qui la serrait énormément, des bas et les chaussures à talons les plus hautes que l'on pouvait trouver dans la boutique. Elle se demandait ce qui lui arrivait, elle fut rapidement fixée.

     Elle vit s'avancer vers elle sa patronne en tenue de domina. Elle avait un air plus autoritaire que d'habitude. Elle tenait pas une laisse un homme, son esclave. Il marchait à quatre pattes à coté d'elle. Il portait une combinaison intégrale en latex. Mélanie devina que cet esclave n'était autre que M. Stones. Elle n'avait jamais pu soupçonner une telle relation entre eux. Derrière, Mme Stones, il y avait une petite vingtaine de personnes. C'était tous des fidèles clients de la boutique. C'était tous des maîtres ou des dominas. Mélanie les connaissaient bien car c'était eux qui excitaient le plus son imaginaire.

     Mme Stones pris la parole :
- Voilà, elle est bien réveillée... Mélanie tous vos voeux vont être réaliser pour l'année prochaine et les années suivantes. Lorsque nous vous avons embauché, j'ai vu votre potentiel de soumise. Je n'ai pas été déçue, vous êtes exceptionnelle. Vous n'êtes pas encore dressée mais vous deviendrez une esclave dévouée.
Elle se tourna vers l'assistance
- Mes amis, nous voilà, tous réunis aujourd'hui pour procéder à la mise aux enchères de Mélanie. Vous la connaissez tous, certains ont même eu l'occasion de pouvoir tester ses charmes. Selon mon esclave (Mme Stones tira alors sur la laisse pour bien montrer de qui il s'agissait) m'a confirmé mon sentiments. D'ailleurs vous avez tous pu le remarquer sur la cassette vidéo que je vous remise avec votre invitation.
Mélanie compris à ce moment là le plan démoniaque de Mme Stones : son embauche n'avait été qu'un leurre. Lorsqu'elle essayait des tenues pour des clients, ceux ci ne s'intéressaient qu'à elle en définitive. Mélanie comprit qu'elle s'était complètement fait avoir.

     Mélanie n'eu pas le temps de réfléchir à ses erreurs : la vente avait commencé. La mise à prix de départ était faible : 100 euros. Mais les enchères montèrent vite. Elles finirent par atteindre la somme de 12 000 euros.

     Mélanie ne fut finalement guère surprise de voir que M. De Clarins était le gagnant. 

     Mme Stones repris la parole.
- Voilà mes amis, M. De Clarins devient le propriétaire de cette charmante esclave.
Elle se tourna vers Mélanie. 
- Tu as de la chance, M. De Clarins est un maître très sévère. L'éducation anglaise te fera devenir l'une des esclaves les mieux dressée qui soit.                

Mélanie baissa les yeux en signe de soumission. Une nouvelle vie commençait pour elle...