L'aventure de Clara (partie 2)

 

            Chapitre 1
 

      Clara vient de rentrer chez elle. Elle prend une douche puis se dirige vers sa chambre. 
Elle est fatiguée mais heureuse.

      Tout était arrivé si vite ! 

      Un appel reçu pendant son absence fait clignoter son répondeur téléphonique.

      Elle met en marche le répondeur et une voix masculine lui dit qu’il la rappellera le lendemain matin.

      L’inconnu n’a pas précisé son nom et cette voix lui est complètement inconnue.

      Alors, Clara se souvient que quelques mois auparavant elle avait découvert une annonce dans son magazine fétichiste préféré et qu’elle avait appelé spontanément pour avoir plus de détails. L'auberge en question se trouvait loin de chez elle dans une vallée boisée éloignée de toute civilisation. Et comme elle l'avait découvert rapidement, on promettait un peu plus que le coucher et le petit déjeuner. Après une semaine d'hésitation, elle avait réservé ce séjour de deux semaines. 

      A cette époque elle était sûre de pouvoir annuler cette décision rapide, mais plus maintenant. Toute cette fascinante proposition s'était faite dans une atmosphère noire et mystérieuse. Dans la vie simple, qu'elle menait, c'était très excitant. A coté de cela elle avait déjà versé une grosse somme d'argent et annuler maintenant serait ridicule.

      Clara se couche et gémit. Tout en se vautrant et s'enroulant désespérément dans ses draps de latex. Puis, elle s’endort.

      Au matin le téléphone sonne. Elle étire son bras et prend à tâtons le téléphone portable, qui se trouve sur la table de nuit. Elle ne veut absolument pas ouvrir les yeux, malgré le soleil qui passe à travers ses rideaux tirés.

      " Allo ", répondit-elle d'une voix encore endormie. Après un petit instant de silence, elle répète et une voix d'homme lui répond : " Je vous rappelle pour demander confirmation de votre réservation ", dit-il prudemment. " Clara, j’espère, que vous n'avez pas changé d'avis ? "

      La léthargie de Clara disparaît instantanément. Elle se redresse et se frotte les yeux afin de se réveiller.

      " J'arriverai ce soir " lui répond-elle d'une voix un peu tremblante, bien que ressentant une agréable sensation dans son estomac.

      " Bien. Car il arrive parfois que l'on annule même au dernier moment, juste à la dernière minute. Nous avons réservé une suite à votre nom pour deux semaines. "

      " Oui, c'est juste. Qu'est ce que je dois emmener " demande t'elle d'un ton nerveux.
      - Seulement ce dont vous avez besoin pour le voyage. Nous nous occupons de tout le reste.

      C'était une réponse bien énigmatique à une question singulière, mais elle se rendait bien compte, que ce n'étaient pas des vacances normales dans lesquelles elle avait réservé. Elle entendit un déclic, la communication était coupée. 

      Clara se recoucha et repensa à ce mystérieux entretien. Elle se demandait à quoi ressemblait son interlocuteur. 

      Sa voix paraissait agréable et cultivée, et d'un autre côté elle avait reconnu un accent britannique qu'elle trouvait sexy et qui lui avait toujours plu. Elle savait que la noblesse argentée britannique était toujours enthousiasmée pour les déviations sexuelles. Clara s'étire comme un chat en baillant longuement. Elle retape ses coussins et tire ses couvertures jusqu'au cou. Elle se sent bien au chaud et bien disposée. Elle pense à sa sortie érotique où elle portait sa tenue de latex brillante. 

      En se levant, elle voit autour d'elle que tout est fait à partir du meilleur latex. Clara apprécie de se vautrer dans cette étincelante matière et de s'endormir ainsi. Le lendemain matin, elle est ravie de s'éveiller dans le latex. 

      Cette étourdissante matière agit comme une drogue; philtre d'amour, l'excitant en l'incitant à des mouvements érotiques, tout en tirant sa couverture à elle. La pénombre de sa chambre laisse à peine deviner sa tête sur les oreillers. Une fine coiffure recouvre ses traits sous une brillante couche de latex noir.

      Au-dessus de son petit nez malicieux, les yeux étaient cachés derrière de verres de plastique tinté. Elle respire sans difficulté à travers deux petites ouvertures sur les narines du masque, celui-ci étant tellement serré que ses lèvres voluptueuses traversent la fine ouverture et font une moue qui appelle les baisers. De chaque côté du masque pend une patte de fermeture. 

      Elle aperçoit son bâillon entre les plis de son linge de latex, il était collé à son côté.

      Elle aspire le volume impressionnant. Elle l'attache en-dessous de ses oreilles, â l'aide d'une lanière. Elle tire la fermeture éclair du bas du menton vers le front et ramène alors les deux pattes vers le sommet de sa tète en les attachant avec une autre lanière de caoutchouc. Les tous petits trous qui se trouvent dans les pattes permettent une respiration faible et sifflante. Dans l’obscurité, le sifflement rapide est follement excitant et elle inspire profondément afin de coller les pattes sur son visage. Entre-temps, follement excitée, Clara palpe ses seins avec fébrilité, et se cambre. Elle frotte ses tétons douloureux contre la lourde couverture. Ses bras sont recouverts de gants en latex, qui semblables à une seconde peau remontant jusqu'aux épaules. Ses jambes élancées sont revêtues de bas d'un noir intense, le bas de son corps est à peine couvert d’un vaporeux babydoll en latex. Sa chemise de nuit a un col ruché s'adaptant tout à fait à la ligne de son menton et un ourlet très froncé garni de rubans d’un joli latex rose. Ses bras sont entourés jusqu’au coude de manches bouffantes. Elle porte également une douce culotte bouffante en latex couvrant ses jambes et son ventre dans les plis soyeux.  Le résultat est qu'elle est totalement enveloppée dans du latex lâche ou collant, ce qui lui procure une combinaison de sensations irrésistibles. Un céleste parfum s'échappe de ses draps, lorsqu’elle passe ses mains sur ses hanches pour faire sortir l'air qui est contenu dans sa combinaison. Ses doigts glissent ardemment sur son corps chaud tout en lui infligeant des pressions et des pincements. Elle enfonce le latex sa fente, puis glisse ses mains dans sa culotte. La sueur dégouline son menton. Elle écarte les jambes et sent leur moiteur. Elle tremble lorsqu'un tourbillon d’air froid caresse son sexe humide. Elle pousse un léger soupir à travers ses lèvres bâillonnées. Ses mains recouvertes de gants en latex glissent sur ses courbes souples et rasées et vont chercher son clitoris dans sa tendre chair. Des images bizarres défilent dans son esprit enfiévré jusqu’à ce qu’elle grogne de plaisir. Sous les couvertures, ses jambes tremblent convulsivement et ses mains s’accrochent à sa douce chemise de nuit en latex pour la tirer sur sa poitrine tendue. Un peu plus tard, elle sort de ses vêtements de latex humide et collant pour aller sous la douche. Pendant qu'elle se sèche les cheveux, elle sourit avec satisfaction en pensant qu'elle était sur le point de vivre une mystérieuse aventure. 

      Elle sait que la première fois est importante, il lui paraît sage de se vêtir conformément à l'occasion. 

      Elle se maquille légèrement, vérifie sa coiffure. 

      Elle s’avance vers son armoire à glace et fait glisser les portes. Elle reste nue un instant devant les rangées de vêtements en cuir et en latex, puis se décide... 
 
 

            Chapitre 2
 

      Clara étudie de nouveau la carte, tourne à gauche au prochain carrefour et longe lentement une rue ombragée. A gauche comme à droite une végétation florissante et bien entretenue empêche la vue sur les propriétés. La lumière du soleil joue sur les lignes élégantes de son cabriolet Alfa Roméo, les conditions atmosphériques ont permis de baisser la capote. Afin de se protéger de la lumière aveuglante du soleil, Clara porte des lunettes très sombres et sa chevelure acajou est attachée en une longue queue de cheval. Par dessus, elle porte un foulard noir brillant et l'ensemble donne l'impression d'un film des années 50. La route devenait de plus en plus étroite et le revêtement en bitume s'arrêtait, l'herbe crissait sous la voiture. C'est là qu'elle vit un portail blanc, grand ouvert, elle le passe et s’arrête. Le silence de la campagne n'était rompu que par le bourdonnement des insectes. Elle sort de la voiture et fait quelques pas vers la rampe d'accès. De l'autre côté de la vallée on pouvait apercevoir la maison à travers une brèche dans les arbres. C'était une grande maison de campagne, avec de sombres fenêtres de style gothique qui lui donnaient une apparence quelque peu sinistre.

      " Cela doit être là " murmure Clara, dénoua son foulard et le lança dans la voiture. Elle sourit.

      Ce n'était qu'un simple carré de latex. Une agréable sensation d'attente se propage dans son ventre. 

      " Il est temps de faire bonne impression. " Elle pose son beauty case sur le capot et se met à farfouiller dedans avec ses mains gantées. C'était le seul bagage qu'elle avait emporté pour son voyage. 

      Elle trouva un trousseau de clefs sur le sol de même qu'un masque noir dont le visage froissé la fixait. Après un rapide coup d’œil de chaque côté de la rue, elle fait glisser la fermeture éclair et passe le masque sur sa tête. Le fin latex brillait comme de l'or dans le soleil de l’après-midi et se collait sur le front et les joues. C'était une sensation de chaleur intensive qu'elle trouva très excitante. Clara boxa sa queue de cheval à travers l'ouverture prévue â l’arrière, et tira la fermeture-éclair pendant qu'elle se délecta de la sensation d'étranglement  grandissante. Maintenant la lumière du soleil est tamisée par des verres oculaires en plastique foncé. Elle pouvait rire, pleurer, avoir l'air furieux, le masque cachait chaque émotion à la perfection. Clara apprécie cet effet, et le ressent comme un avantage certain. Satisfaite de son allure. Elle passe le collier de caoutchouc rigide autour de son cou. Lacée du menton à la poitrine cette minerve l'oblige à porter la tête haute et en empêche effectivement chaque mouvement. Elle savait déjà pourquoi elle n'avait revêtu cette chose qu’à la fin de son voyage. Cela n'aurait eu aucun sens de transformer sa voiture en ferraille avant d'avoir eu la chance de profiter des vacances de sa vie ! Le laçage très serré était complété par de larges bandes en caoutchouc dont chacune était bouclée par un petit cadenas en laiton. Elle contrôla son apparence dans le rétroviseur et commença à se polir à l'aide du spray silicone. Elle était entourée d'un brouillard épais pendant les quelques secondes ou à l'aide de mouvements amples, elle passa le vaporisateur sur tout son corps. Une fois le  brouillard dissipé, Clara brilla comme une statue de vinyle noir verni. Le latex noir  l'entoure de la tête aux pieds, suivant chaque courbe et rondeur ne formant que quelques petits plis aux poignets, dans lesquels le soleil se reflète. Le corset lacé très serré donne à sa taille une finesse record, ce laçage est également complété par des boucles et des cadenas. Une large ceinture de latex passe de l'avant du corset à travers sa fente et ce jusqu'à l’arrière où elle est fixée dans le dos, et, engendre une forte tension entre ses jambes. Cette tension génère un chatouillement agréable dans le bas-ventre de Clara. D'élégantes bottines lacées, à talons aiguilles donnent aux pieds une tenue quasi verticale qui oblige le corps à se pencher en avant ce qui suite au déhanchement donne une démarche érotique presque arrogante. Elle se sentait bien et était vraiment magnifique.

      Elle accéléra et dirigea sa voiture vers la maison. Les roues grinçaient sur le gravier.

      Soudainement, sans prévenir, une personne déboucha des buissons et trébucha sur le chemin devant elle. 

      Elle vacilla de manière inquiétante, et fit des signes désespérés avec ses bras pour susciter l'attention de Clara, et cela lui demandait apparemment un effort certain.

      C'était une femme, le visage déformé par la peur, les cheveux pleins de nœuds et emmêlés: Elle n'était pratiquement pas vêtue, et le peu qu'elle portait était en cuir noir, un lourd collier, un soutien-gorge à moitié ouvert et une petite culotte très serrée avec une large ceinture nouée à la taille. Ses bottes cavalières étaient poussiéreuses et éraflées, et, une paire de menottes dont une était ouverte pendait à son poignet gauche. Elle se mit à courir vers la voiture et essaya d'ouvrir la portière côté passager. 
" Vite, avant qu'ils ne reviennent ! Tourne ! Maintenant ! "

      Clara était troublée par la panique de cette femme. Elle essaya de comprendre de quoi il s'agissait. 
      " Qu'est ce qui se passe ici ? " demanda-t-elle.

      La femme avait ouvert la portière de la voiture et tirait sur les bras couverts de latex de Clara. " Pas le temps pour des explications ! Fais moi confiance, tu cours dans un piège ! "
      - Mais je suis attendue, j'ai fait une réservation de vacances ici !
      - Des vacances ? Ecoute ma fille, c'est ce que j'avais cru au début !
      - Qu'est ce que cela signifie ? Est ce qu'il faut que je parte avant d'être arrivée ?

      Un bruit au loin leur fit dresser la tête. Deux hommes venaient de fermer le grand portail et arrivaient vers la voiture à grands pas. Le chemin de la retraite était par conséquent coupé. Tous les deux avaient de courtes cravaches et grimaçaient d'un air triomphant.

      " Trop tard, ils sont déjà là ! " cria la femme. Elle fixa Clara pendant un court instant, puis ses pupilles rétrécirent et, sans avertissement elle attrapa Clara et entoura son poignet de la deuxième menotte.

      " Maintenant tu dois venir, que tu le veuilles ou non " dit-elle, " ou alors c'est que tu veux être emprisonnée et fouettée ! Je propose que tu me suives, et tout de suite ! " Clara hésita une seconde et décida d'agir...
 

            Chapitre 3
 

      Avec une force insoupçonnée Clara attrape la femme en plein désarroi par ses mains menottées et la balance dans la voiture, la tête la première. Celle-ci fit entendre un grognement étonné lorsque sa tête glissa sur les genoux de Clara pendant que ses jambes bien proportionnées battaient l'air sauvagement. 

      " Que diable... ! " Sa protestation fut étouffée par un solide bâillon.
      " Tenez-vous ! " Clara embraya, l'Alfa fit un bond et les roues emballées font pleuvoir une grêle de gravillons sur les deux hommes en train de jurer. Les jambes de la femme étaient couchées en travers du volant, de sorte qu’Clara avait du mal à tenir la voiture sur la route pendant qu'elle roulait â toute vitesse en direction du château.

      " Je suis Clara, est-ce que ce vous dérClararait de passer une vitesse ? " L'autre, toujours totalement consternée par la tournure des événements, se reprit, s'occupa du levier du vitesses et répondit : " Je m'appelle Sue. " La transmission grinça, mais Clara attendit le bon moment pour embrayer et la voiture continua son accélération.
      " Salut, Sue. Je ne suis pas le noble chevalier sur son cheval blanc, mais au moins, je porte une brillante cuirasse ! " Durant tout le temps, Sue avait admiré la silhouette de latex brillant avec incrédulité. La combinaison lui allait comme un gant, ne faisant presque aucun pli. De sa main libre Clara prit le volant, sa main droite étant toujours enchaînée à la main gauche de la femme. Elle était très calme et un rictus amusé fit apparaître comme par enchantement des rides de sourire dans le fin caoutchouc de son masque alors que ses yeux restaient cachés derrière les verres sombres. " Pas de peur, j'ai suivi un cours de conduite défensive. Où allons nous ? ". Sa queue de cheval dansait dans le vent.
      " Vers la maison naturellement. "
      " Est-ce qu'il n'y a aucun autre chemin pour sortir ? "
      " Non, c'est une impasse. "

      L'Alfa déboucha de la forêt. Clara se dirigea vers de proches bâtiments annexes et s'arrêta derrière une écurie. Les deux femmes sortirent de la voiture est passèrent la grande porte côte à côte. Malgré le temps chaud et ensoleillé et l’énervement de la fuite Clara ne donnait aucun signe d'épuisement, elle bougeait dans son costume bizarre avec une grâce athlétique, et le latex d'un noir sombre soulignait chaque mouvement de ses muscles. Dans le bâtiment elles trouvèrent une sorte d'entrepôt et fermèrent la porte à clefs derrière elles. Prudemment Sue regarda par les fenêtres crasseuses, sa poitrine dénudée se soulevait violemment, elle était encore toujours essoufflée. Des gouttes de sueur brillaient sur ses seins...
      " Je ne peux voir personne. " Toutes les deux écoutaient attentivement pendant quelques secondes.
      " Non, je crois que nous les avons semés. "

      " Les ? "
      - Cox et Gill, ils travaillent pour le maître.
      Clara inspecte les liens autour de son poignet.
      " Pourquoi, au nom du ciel, as-tu fait cela ? " demanda-t-elle et tapota sur le métal avec insistance. Sue sourit.
      " C'était le seul moyen d'éveiller ton entière attention. " 
      Elle repoussa une boucle de cheveux humides et observa une écorchure sur son bras. 
      " En tous cas tu as réussi, maintenant nous sommes bloquées ici ensembles. "
      - Je sais. J'ai peut-être été un peu rapide.
      - Un moment. Qu'est-ce que c'était ?

      Dehors, un moteur démarra en hurlant et une voiture s'éloigna rapidement. Toutes les deux reconnurent le bruit spécifique de l'Alfa.
      " Comme ça les clefs des menottes ont définitivement disparu " soupira Clara.
      Sue fixa le col raide et étroit de même que le corset de latex épais qu’Clara portait sur sa combinaison moulante.
      " Est-ce que cela n'est pas inconfortable ? Comment te sens-tu sous tout ce caoutchouc ? "
      - Très bien, j'ai toujours aimé l'inclusion totale
      C'était totalement insensé de prétendre le contraire. Apparemment,  sa nouvelle compagne admirait sa combinaison.
      " J'aime beaucoup être attachée, quoi que " dit-elle en faisant des signes avec poignet attaché, "dans des conditions plus détendues. En fait, j'avais espéré quelques journées de vacances agréables et voulait m'adonner à mes hobbies érotiques, mais ce n'est pas possible. Est-ce que tu as les clefs des menottes ? "
      " Sorry, elles sont dans la maison. "
      " Sensationnel ! Et c'est exactement le lieu où tu as le moins envie d'aller ! "
      Le sarcasme de Clara embarrassa Sue et, elle choisit de se taire.
      " N'importe comment, nous n'avons pas le choix "
      - Ils nous aurons à tous les coups, est-ce que tu as envie de devenir une esclave ?
      - Je peux m'imaginer que ce sera une toute nouvelle expérience

      Résignée, Sue secoue sa tête. Elle trouva un morceau de fil de fer et essaya d'ouvrir la serrure.
Clara l'observa pendant quelques secondes et ouvrit le grand placard se trouvant dans le coin de la pièce tapissé de toiles d'araignées. Il contenait un poteau métallique solidement vissé au sol et sur lequel pendaient quelques courroies de cuirs dénoués. 

      " Eh bien ! Regarde-moi ça ! "
      - Oui, ici tu trouves ce genre de choses en quantité, l'endroit idéal si on aime cela.
      - Tu n'apprécies pas, toi ?
      Sue hésita un peu avant de répondre. "Si, je pense que oui... voilà, ça y est ! " 
      La serrure claqua et les menottes s'ouvrirent. Sue se massa le poignet et fixa Clara les yeux aux aguets. 
      " Tu veux toujours aller dans la maison "
      - Je le dois tout simplement, regarde il faut au moins que je récupère ma voiture. Eh ! Qu'est-ce qu'il y a... !

      Sans aucun avertissement Clara se sent soulevée et poussée sur le poteau et avant de pouvoir réagir, ses bras furent coincés derrière son dos et les menottes posées. L'acier froid se pressait contre son dos à travers le latex.

      " Sorry, je ne peux pas te laisser faire cela ! " déclare Sue froidement. Clara jura comme un sacrilège et essaya avec ses talons aiguilles de donner des coups de pieds à l'autre, jusqu'à ce que celle-ci fixe ses chevilles sur le poteau. Sue recule et pendant un petit moment contemple la statue noire et brillante en train de se tortiller, puis tira de plus en plus fort sur les courroies jusqu'à ce qu'elles pénètrent profondément le fin latex.

      L'espace de quelques minutes, Clara est devenue une immobile statue de caoutchouc noir. Qui était attachée tous les dix centimètres par de larges courroies en cuir. Le poteau métallique gémit doucement sous ses soubresauts inutiles.

      Sue se rendit compte que les liens pour la tête formaient un harnais incluant un bandeau pour les yeux et un bâillon.

      " Sorry, mais tu fais tout simplement trop de bruit. Tu ne bouges pas d'ici avant que j'ai retrouvé la voiture, et alors nous décamperons. " Elle coupa net aux protestations en lui poussant la balle en caoutchouc entre les lèvres, recouvrit les verres réfléchissants du masque avec le bandeau et boucla les deux avec force.

      " Tu as l'air charmante ", grimaça-t-elle en raillant et embrassa Clara sur la joue. Elle ferma la porte de l'armoire, jeta un œil par la fenêtre et se glissa par la porte.

      Clara se tordit désespérément. Les courroies de cuir coupaient la chair du cou aux chevilles.
      Pressée contre les poteau rigide elle scruta l'obscurité impénétrable est essaya d'oublier le côté séduisant de cette situation, l'excitation due â son impuissance qui menaçait de surchauffer le sang qui coulait dans ses veines.

      Une bonne heure a du s'écouler c'était difficile à dire car elle somnolait agréablement quand la porte du placard s'ouvrit une nouvelle fois.
 

            Chapitre 4
 

      " Regarde ce que nous avons là ! "

      Clara est effrayée par le son de la voix masculine. Son cœur bat à la folie suite à cette frayeur.
Elle essaie de deviner ce qui se passe de l'autre côté du harnais de cuir qui recouvre son visage d'une manière très serrée. Le masque se pressait sur ses oreilles et étouffait les sons. Mais son espoir s'effondre en entendant un autre homme rire doucement.

      " Elle vaut le coup d’œil, n'est ce pas ? Totalement emballée comme un joli petit paquet, on ne peut pas résister à son charme. "

      Une main se pause sur son épaule, et elle se raidit. Des doigts bougent sur ses bras attachés et s'attardent un moment sur ses hanches. Elle était consciente de la tentation que dégageait sa détresse, ses seins dénudés et la douceur de ses cuisses.

      " Cela suffit ! "
      - Mais Gill…
      - Oh, nous aurons des ennuis si nous touchons à la marchandise.
      - Une honte, elle a de beaux seins. Est-ce que je peux les caresser un peu ? 
      - Arrête de faire le pitre avec ton palabre et donne moi un coup de mains
      - Okay, mais sois prudent, elle pourrait se défendre 

      Gil s'approcha très près et murmure dans l'oreille de Clara.

      " Je t'en prie, tu peux te défendre autant que tu le désires. "

      Les liens autour du poignet furent dénoués. 

      " Alors, j'oublierai mon devoir et mon collègue qui ne brille pas par sa douceur te punira de la façon qu'il jugera appropriée. Penses-y bien. "
Clara le fit. Elle décida d'attendre le moment propice et resta soumise pendant que ses derniers liens furent ôtés. Elle cligna des yeux lorsqu'on lui retira le bandeau qui les recouvrait et recracha le bâillon totalement imbibé.

      Deux hommes se tenaient debout devant elle. C'étaient les deux hommes qui avaient attrapé Sue sur la rampe d'accès, Elle remarqua avec satisfaction la couche de poussière qui se trouvait toujours sur leur visage. Elle les regarda d'un air rebelle, mais ne dit rien quand on lui fit quitter sa place. Cox s'agenouilla devant elle afin d'entourer ses chevilles d'une simple chaîne. 

      " Le type silencieux ! " observa Gill " Cela va chClarar, par ici. "

      Dans la pénombre, encadrée par les deux sbires, Clara se dirigea vers la maison. A chaque pas, la chaîne entre ses pieds se tendait. Les gardes la serraient de très près.

      Ses talons aiguilles crissaient sur les vieilles pierres alors qu'elle montait  vers la porte d'entrée et, claquaient sur le seuil d'une pièce spacieuse. La très faible lumière la déconcerta pendant un moment, puis ses yeux s’habituèrent et, choquée, elle respira avec difficulté en apercevant la bizarre silhouette devant elle.

      Du latex blanc, brillant comme de la neige fraîchement tombée enveloppait la femme anonyme de la tête aux pieds, comme une peau sans couture. Elle balançait sur une paire de bottes blanches à lacets, montant jusqu'aux genoux et nouées sur le devant, et attachée reliées l'une à l'autre par une courte chaîne en argent. De chaque côté, tenu par un harnais, il y avait un réservoir métallique fixé sur un corset en cuir. L'air était fourni par des tuyaux allant du réservoir à un masque, lui même recouvert sur toute sa surface par un autre masque. Une vessie de caoutchouc était raccordée à la connexion des tuyaux et se gonflait à chaque expiration avant qu'elle ne soit victime d'un malaise. Le masque recouvrait les traits de son visage d'une fine peau laiteuse de  latex poli. Il empêchait de voir et d'écouter. L’œil d'une caméra placé sur le milieu de la tête la femme regardait Clara La femme était légèrement penchée en avant afin de contrebalancer le poids du réservoir. Une silhouette lisse et élégante recouverte d'un innocent latex blanc.

      " Bienvenue, Miss Harper "
       Ebahie Clara perçut une voix masculine venant de la direction de la femme.
      " Je vous prie de m'excuser si je vous ai effrayée, mais je voulais que vous soyez témoin de ma sévérité en cas de comportement récalcitrant. "
      Une inspection approfondie révèle la présence d'un petit micro accroché à la ceinture de la femme.
      " Serait-il possible que vous ne reconnaissiez pas ma messagère ? J'en suis surpris, après tout cela je pensais que vous étiez très liée avec Suzanne ? "
      " Sue ! ", Clara était profondément choquée lorsqu'elle vit que c'était sa compagne qui se trouvait dans ce costume restrictif. Les ceintures et le corset étaient cruellement serrés autour de son corps. Les liens de cuir coupaient sa tendre chair, et le réservoir encombrant était une charge assez lourde à porter, même sans les talons aiguilles de ses bottes.
      " Calmez-vous ! Elle ne peut entendre mes ordres qu’à travers des bouchons spéciaux, Et même, si elle pouvait vous comprendre, elle n'a pas les moyens de répondre. Ma punition est vraiment dramatique, ne trouvez vous pas ? "
      Clara reconnut le ton cultivé de l'homme avec qui elle avait téléphoné. Manifestement, c'était lui qui contrôlait toute l'entreprise et lui que Cox et Gill nommaient le maître.

      " Mr. Gill, veuillez attacher Miss Harper à la messagère et laissez-nous. "
      - Oui Sir !

      Clara fut reliée à Sue par un collier et une chaîne. Puis les deux hommes disparurent. Sue se retourna, dirigée par des instructions qui lui étaient directement chuchotées à l'oreille et guida Clara, forcée de l'accompagner, lentement â travers la pièce. Son assurance de somnambule fit deviner à Clara que cette procédure spéciale ne lui était pas totalement inconnue. Elles traversèrent le hall en direction d'un grand bureau où l'homme les attendait patiemment. Il murmurait des ordres dans son micro. Sue s'arrêta devant la table de travail, fière et droite malgré sa situation difficile.

      " Bonsoir Miss Harper, il faut que je vous dise que vous m'avez déjà causée grandes difficultés depuis votre arrivée. "
      - Je dois être gentille alors que j'ai été poursuivie et molestée !
      - Mais, mes assistants ont comme instructions très strictes de ne pas énerver les invités
      - Les invités !
      Clara mit une bonne portion de mépris dans sa voix.
      - Pendant les heures écoulées, j'ai été attachée à un poteau dans une armoire ! Vous appelez cela un traitement de faveur pour vos invités ?
      - Mais bien sûr, c'est pour cette raison que vous êtes ici ! Au cas où vous essayerez de vous enfuir une nouvelle fois, votre punition sera plus dure et moins confortable !

      Clara réfléchit et décida de prendre la fuite à la première occasion. Elle glana de plus amples informations. " Est-ce-que cet endroit est réel ? "
      - Oui, c'est un hôtel !
      - Mais alors, pourquoi certains de vos clients ont-ils l'air pressé de le quitter ?

      Le maître appuie sur un interrupteur de son pupitre de contrôle et subitement, Sue se mit à tressaillir. Un cri étouffé sortit du masque. Elle serra ses cuisses et trembla de la tête aux pieds.

      -Cette jeune servante a fait circuler une méchante rumeur. Pourtant, elle est très heureuse d'être totalement enveloppée. Surtout ne vous faites pas de soucis en ce qui concerne ses tremblements incontrôlés. Vous n'avez rien à craindre ici
      - Si c'est vrai, congédiez moi.
      - Mais Miss Harper ! Coucher, petit déjeuner et bondage sont nos spécialités ! Mais si cela peut vous tranquilliser, je peux vous détacher

      Il sortit une clef et défit les liens de Clara C'était la chance qu'elle attendait.
 

            Chapitre 5

      A l'instant même où ses liens furent défaits, Clara poussa le maître de toutes ses forces de manière qu'il titube en arrière, Elle se dépêcha d'aller vers la porte, vraiment décidée à s'échapper. Puis elle chClaraa d'avis et resta à l'hôtel, Ce serait beaucoup plus divertissant si elle continuait à se révéler difficile. Un essai de fuite courageux entraînerait assurément une certaine forme de représailles. Et même si sa fuite était couronnée de succès et qu'elle avait la possibilité de s’échapper elle savait qu'elle ferait marche arrière avant de se faire prendre, sans tenir compte des avertissements de Sue.

      " Sue ! Je te sortirai d'ici, d'une manière ou d'une autre. " 

      Clara cria cela en passant devant la silhouette vêtue de latex. Elle espéra que son amie était en mesure de la comprendre malgré les bouchons sur ses oreilles. Elle courut à travers la salle, La porte était bouclée, fit demi-tour et descendit un petit corridor. Son costume couleur de charbon crépitait suite à ses mouvements forcés. Le latex glissait sur sa peau pendant que le lourd corset la gênait dans sa course. Elle n'avait encore jamais pris la fuite chaussée de talons aiguilles, le visage recouvert d’un masque à gaz en latex avec des verres sombres cachant les yeux.

      Clara entendit des cris au loin, choisit une porte au hasard, se glissa dans une chambre très sombre et réussit à trouver la fenêtre en passant entre les meubles. Elle tira les rideaux et regarda avec application. Cox était en train de courir de tous les côtés et criait d’une voix rauque, De l’endroit où elle se trouvait elle pouvait voir sa calvitie en progression. La tache pâle et ronde ressemblait à un œil de bœuf. " Oh ! L’idéal pour une mouette soufflant de dysenterie. "
      Ce murmura-t-elle doucement et cette pensé la fit sourire. Elle se retourna afin de mieux inspecter la pièce. 

      Une forme bizarre était allongée sur le lit enveloppée dans du latex couleur ébène. Clara fut effrayée et étouffa un cri de surprise, La forme était sans aucun doute féminine avec des hanches bien rondes, une taille fine et des seins proéminents. Mais chaque trait du visage était badigeonné sans aucune interruption d'une épaisse couche de latex. Elle oublia sa situation délicate pour un moment et entreprit un sérieux examen de la silhouette. Elle découvrit que l’enveloppe caoutchouc qui recouvrait la femme était collée au drap en Néoprène. Elle était domptée - simple mais raffinée, deux petits coussins recouvraient ses yeux et on pouvait deviner le contour d'un énorme bâillon sous son masque lisse. La curiosité s'empara de Clara et elle  souleva un des coussinets. Un œil merveilleux couleur noisette la fixa à travers la lentille et cligna vers la lumière malgré l’obscurité de la pièce. Clara reconnut le son d’une voix caquetante qui essayait de parler. 

      Mais le seul bruit que la femme pu faire était un grognement étouffé. 

      " J'essaie de m’enfuir " murmura-t-elle en espérant que les oreilles de la femme n'étaient pas bouchées. '" Est-ce-que tu me comprends ? ". La communication était pratiquement impossible mais l’œil roula vers le côté afin de lui donner une information. " La penderie ? C’est ça ? Je peux y entrer ? " La réponse était un hochement de tête négatif. Clara. Suivit de nouveau la mimique. Il sembla à Clara que la femme regardait vers le sol. Clara comprit, s'agenouilla, souleva le drap latex. 

      " Le dessous? " La prisonnière muette inclina la tête avec force. Mais il n'y avait pas de place entre le matelas et le reste. Clara était désemparée puis se souvenant de l'architecture inhabituelle de l'hôtel elle tira fermement sur la poignée. Le tiroir glissa silencieusement. Il apparut un espace profond et creux rempli de mousse synthétique. Dans cette matière épaisse, on pouvait distinguer les contours d'une forme humaine. C'était un X. 

      Les mains et les pieds touchaient chaque coin du lit. Un masque avec cagoule s'y trouvait. Un tuyau de respirateur serpentait à travers la mousse. Clara se figea incrédule. Elle oublia sa prudence dès qu'elle entendit des voix qui approchaient. Sans hésitation elle rabattit le coussinet sur l’œil de la femme, grimpa dans le tiroir et s'emboîta dans La silhouette. A sa grande surprise, les ouvertures visuelles du masque étaient fermées par du caoutchouc. Un bâillon entrouvrit ses lèvres lorsqu'elle passa le masque sur son visage. Mais elle n’en tint pas compte, tira sur la fermeture éclair d'un coup sec et ferma la cagoule sur sa tête et sa nuque. Une fois la tenue vérifiée, elle constata qu'elle pouvait respirer sans problème : Elle était allongée sur le dos, dans un douillet nid de mousse, baissa sa tête et, prudemment ferma le tiroir d'une main en laissant une petite ouverture : ainsi il lui restait une possibilité de fuite. Elle n’avait aucune envie de mourir ici.

      Dehors, le maître descendait le corridor. Ses sentiments étaient un mélClara de colère et d'attente délicieuse.

      Clara était certainement une fille rusée et aurait besoin d'un traitement spécial. Il considérait ce genre de chose comme une sorte de provocation. Il traversa rapidement chaque pièce et prit le chemin de l'étage supérieur pendant que Cox et Gill cherchaient dans le rez-de-chaussée. Mais son instinct lui soufflait que Clara se trouvait à l’étage. 

      Il ouvrit la porte de la suite de Lilly et la contrôla rapidement. Elle était allongée sur le lit comme il l'avait laissée le matin, enveloppée dans du latex, une silhouette muette et immobile. Presque une momie avec toutes ses couches de latex. Il posa une main sur la poitrine ronde et sentit comme elle bougeait avec douceur sous sa caresse. Ses hanches se tendirent vers lui et sa respiration se fit profonde. Le latex dégagea une merveilleuse odeur, sucrée et envoûtante.

      L'urgence de la situation passa au second plan. Le maître la caressa dans sa délicate position jusqu'à ce qu'elle gémisse de plaisir. Mais alors qu'elle commençait à atteindre le point culminant, il regarda vers le bas et vit que le tiroir était ouvert. La signification était claire. 

      " Ah ! " murmura-t-il, " tu es ici, et tu vas y rester jusqu’au matin. " Il ferma le tiroir rapidement avec son pied, assura la fermeture avec une clef et activa le mécanisme secret. Il ferma également la porte de la chambre et laissa Lilly frustrée. Après avoir informé Cox et Gill de la cachette de Clara, ils se séparèrent pour la fin de la soirée. Clara entendit le clic éloigné de la serrure ce qui ne manqua pas de l’inquiéter. Une nouvelle épaisseur de mousse la recouvrit pressa sur son corps et l'emprisonna dans un cocon doux mais sans pitié. Il était vain de vouloir lutter. Les bruits du monde extérieur disparurent étouffés par le sifflement de sa respiration. 

      C’était tout pour commencer. Ensuite elle réalisa que le tiroir s’était refermé. Elle était certainement bien cachée, mais également prisonnière sans espoir. 

      Au rez-de-chaussée Sue attendait patiemment toujours dans le bureau. Son corps attaché et enveloppé dans du latex d'un blanc immaculé. Le maître taquina sa silencieuse soumission avec concupiscence et dégusta son odeur comme avec Lilly. Il la prit dans ses bras, frotta son visage lisse contre sa poitrine. Elle gémissait doucement et soupirait. Le son était augmenté par les clapets du système de respiration. Il attrapa ses tétons sous le costume blanc comme la neige et les fit tourner entre ses doigts. Elle trembla, ses talons grattaient le sol alors qu'elle se contrebalançait. Elle entendait un clic mat et une voix dans sa tête. " J'ai bien peur que Max ne se soit attrapée toute seule pendant sa fuite, ce qui nous permet de savourer la soirée ensemble. " 
      Elle reconnut le sous-entendu diabolique dans sa voix. 

      "Et alors, que va-t-il se passer maintenant, ma pauvre petite esclave ??? "