Black Latex partie 2 : la première nuit

De nouveau attentif, je perçois encore du mouvement puis un bruit de roulement sur des graviers. Cela dure peu avant que tout ne s’arrête. Nous sommes arrivés. Le grincement de la porte se fait entendre, puis la voix de Black latex.
« Nous voilà arrivé ! ». On ouvre le coffre
« Debout ! ».
La fraîcheur me saisit d’autant que j’étais bien au chaud dans mon coffre.
Toujours aveuglé et pressé par ma cagoule, je me tiens droit, hésitant à trop bouger. Je sens ses mains sur moi qui me poussent dehors. Je frissonne. Elle me guide à l’intérieur d’une maison et c’est avec soulagement que j’accueille les mains qui me défont la cagoule.
Ma vision met quelques instants à s’ajuster, je me trouve dans une pièce sombre, les murs sont revêtus de tentures rouges et noires, un équipement complet de donjon m’apparaît dans la lumière tamisée d’éclairages indirects. Black latex apparût. Un visage charmant, bien qu’emprunt d’une certaine gravité, des yeux noirs m’observent ironiquement. Je suis ravi et soulagé de la découvrir ainsi. Elle est habillée avec un tailleur et une jupe stricte très classique. Seul détail un peu fétichiste, pour moi, elle porte des bas noirs satinés et des cuissardes à hauts talons.
« Alors Michèle, bienvenue chez moi, ton initiation va enfin pouvoir commencer, tu as bien passé le test et je peux déjà estimer que tes mensurations étaient bien réelles et ça me plait bien » dit-elle en insistant du regard sur mon sexe qui malgré mon long confinement donnait déjà des signes encourageant.
« Merci Maîtresse » ne puis-je que répondre.
« Tu parles toujours sans permission ? Mais bon pour remercier tu as le droit, mais seulement pour remercier. Il va falloir que tu assimiles mes règles, mais nous avons le temps, j’ai un travail à finir d’abord et j’ai besoin de mon esclave ».
Elle s’avance vers moi et me détache les poignets du bracelet.
« Enlève tout le reste ».
Pendant que j’ôte bracelets et collier, Black latex se saisit d’un paquet qu’elle me tend, je le reconnais c’est ma combinaison de latex.
« Enfile là »
Comme j’avais tout bien préparé, la combinaison est bien talquée et je peux la passer facilement. Il y a un double zip qui part du bas des reins passe entre les jambes et va jusqu’en haut pour se terminer sur une mentonnière faisant partie d’une cagoule. Une fois dedans seuls mes pieds et mes mains ainsi que mon visage apparaissent.
Black latex glisse ses mains le long de mon corps ainsi recouvert et murmure
« Hum, jolie poupée latex, il va falloir faire briller cette jolie peau bien douce ».
Ses mains qui lissent le latex viennent s’appuyer sur mes épaules.
« Baisse toi. Écarte les jambes ». Elle me force à me baisser. Elle s’absente un instant me laissant dans cette position fesses bien en l’air et jambes écartées.
Je sens alors le zip s’ouvrir et une main s’insinuer dans l’ouverture. Elle écarte mes fesses. « Tends moi ton petit cul esclave ! ». Un gel poisseux vient se répandre dans ma raie ainsi ouverte et je sens une pression caoutchouteuse sur ma rondelle offerte. Black latex me laisse le temps de me détendre et d’accepter l’intrusion. Elle joue avec moi et peu à peu j’absorbe la hampe de caoutchouc qu’elle pousse en moi. Je suis envahi et je ressens bientôt le resserrement caractéristique d’un plug. Je comprends qu’il va me falloir garder cela. Black latex me le confirme aussitôt.
« Mon esclave doit toujours porter un plug sauf instruction différente. Redresse-toi ».
Elle me présente alors un serre-taille en latex épais muni de plusieurs boucles. Je dois le passer, elle se met derrière moi pour le lacer sans ménagement. Puis Black latex me montre un assemblage constitué d’un étui pelvien, de boucles et de lanières et d’une large sangle. Par la forme générale, je pense en comprendre la fonction. Une première boucle se fixe au serre taille sur le ventre. Puis ouvrant un peu plus la combinaison par l’entrejambe, Black latex se saisit de mon sexe pour le recouvrir de l’étui, prenant soin alors de le fixer et de le serrer fort jusqu’à la base du gland, grâce au laçage croisé qui compresse l’étui. Ensuite des lanières de cuir lui permettent de se saisir de mes pauvres testicules, les séparant l’une de l’autre et les contraindre dans un étau des plus inconfortable. Enfin, Black latex passe la sangle entre mes jambes et la remonte pour la fixer dans le dos, à une autre boucle du serre-taille. La sangle s’appuie et pénètre entre les fesses, les écartant de sa largeur et s’appliquant fermement sur la peau fine et fragile tout en repoussant un peu plus le plug.
« Tu es très beau ainsi, mis en valeur, bien contrôlé et toujours aussi excité à ce que je vois. C’est ce que je veux, gare à toi si tu détends trop ce bel étui de latex ! ».
Maîtresse Frédérique se recule et admire son montage, ses mains viennent caresser et griffer entre mes jambes, aux endroits restant exposés, là ou la peau est tendue et si sensibles. Je ne peux réprimer un gémissement de crainte de douleur et de plaisir mélangés.
« Silence esclave ! »
Reprenant des bracelets de cuir, elle me les tend en m’ordonnant de les mettre. Une fois les bracelets en place, Black latex fixe l’extrémité d’une chaîne au collier, puis y accroche les bracelets et la passe ensuite entre mes jambes pour la crocheter à l’arrière du serre taille. Elle laisse du jeux ce qui me permet de bouger mais je ne peux ni lever les mains vers mon collier, ni les baisser plus bas que la taille. Une autre chaîne est passée entre mes chevilles et remontée à la taille, m’obligeant désormais à marcher à petit pas. Pour compléter le tout Black latex pose des cadenas à chaque extrémité.
« Voilà, un esclave doit être enchaîné, n’est ce pas ? ».
« Oui Maîtresse » ne puis-je m’empêcher de répondre.
Black latex, sans rien dire cette fois, passe derrière moi et soudainement me passe une muselière en latex épais qui non seulement me bloque le menton mais surtout me presse une poire en caoutchouc dans la bouche. La muselière se fixe à l’arrière mais aussi par une double courroie qui contournent mon nez et viennent se boucler sur le sommet du crâne.
« Tu ne diras plus rien avant que j’ai de nouveau envie de t’entendre cette fois ! ».
Elle fixe alors une poire à un petit tube sortant de la muselière et l’utilise pour gonfler l’embout de caoutchouc qui est logé dans ma bouche.
Très rapidement je suis envahi, le caoutchouc se pressant fortement à l’intérieur. Heureusement, il y a un tube, et malgré la pression je peux respirer librement, mais aucun son ne peut plus être articuler ma langue étant plaquée et mes mâchoires immobilisées.
« Voilà, et maintenant au travail, esclave ! Suis moi ».
Harnaché dans mon latex, serré à la taille, rempli du plug et du baillon gonflé, enchaîné et ligoté aux endroits les plus intimes et fragiles de mon corps, j’ai du mal à la suivre dans son mouvement. A petit pas, j’arrive à la rejoindre à l’extérieur où la nuit est tombée. Elle me fait signe de remonter dans la camionnette.
Vais-je devoir retourner dans le coffre pour une autre destination ? Cette perspective m’effraie. Une fois à l’intérieur, je regarde avec angoisse le coffre toujours ouvert qui me semble bien petit dans l’obscurité.
Black latex pénètre à son tour et allume une torche.
« Il faut sortir celui-la maintenant » dit-elle en promenant le faisceau de la torche sur l’autre coffre que j’avais remarqué.
« Commence par ôter les sangles et tire le sur le plancher je vais te chercher un chariot »
A ses mots, Black latex ouvre en grand les portes arrières et ressort du fourgon tout en laissant la torche au sol pour m’éclairer. Je dois m’agenouiller à cause de mes chaînes pour détacher le coffre de la cloison. Mon serre-taille me rappelle cruellement à l’ordre et mon équipement frotte et s’incruste douloureusement dans ma chair.
Le coffre est lourd. En le bougeant il me semble deviner un gémissement !
Il y a quelque chose, ou plutôt quelqu’un dedans !
Je comprends alors l’attente et les bruits quand moi aussi j’étais prisonnier du premier coffre : Black latex attendait un autre colis !
Cette découverte m’inquiète un peu plus. Je m’étais préparé à une habituelle séance avec une « pro », deux petites heures de jeux et de tourments, mais là cela prenait un tout autre aspect. Cela faisait déjà au moins trois heures que j’étais entre les mains de Black latex et ça avait l’air de juste commencer. En fait j’avais l’impression que ça n’avait pas encore démarré. Surtout en découvrant maintenant que visiblement quelqu’un d’autre était prisonnier dans ce coffre. Mais n’étais-ce pas ce dont je rêvais, ce qui avait d’ailleurs fait l’objet de plusieurs discussions au chat avec Black latex… Je réalise alors que mes fantasmes pourraient devenir réalité.
Maîtresse Frédérique me tire de mes rêveries en m’appelant :
« Viens ici esclave ».
Cela vient de l’intérieur de la maison
« Allez, dépêche-toi ! ».
Je me démène comme je peux et la rejoins dans un cliquetis de chaînes qui la fait sourire :
« Prend ce chariot nous allons pouvoir amener le coffre dans le donjon ».
Le harnachement et le poids du coffre m’obligent à batailler ferme pour arriver à ce que Maîtresse désire. Prisonnier du latex, je transpire et ma respiration se fait sifflante à travers le baîllon. Mais finalement trottinant dans mes chaînes, j’arrive dans le donjon où Maîtresse Frédérique m’attend une badine à la main. Elle indique l’endroit où je dois finalement reposer le coffre. M’écartant par un léger coup de sa cravache, elle s’approche du coffre, en ouvre le cadenas puis le couvercle et se campe devant en admirant, avec un sourire de satisfaction, moqueur la forme recroquevillée à l’intérieur.
« Esclave, aide la à sortir ! ».
Je m’approche pour découvrir recroquevillée la forme noire brillante d’un deuxième prisonnier, manifestement une prisonnière. Une abondante chevelure auburn s’échappe d’un étui jaillissant de la cagoule de latex qui lui recouvre totalement le visage. Je devine que le supplice dans le coffre était plus inconfortable que le mien, car elle est toute enveloppée de latex et des courroies passent sur et dessous sa poitrine en la comprimant fermement et en lui maintenant les bras contre le corps. En la saisissant par les épaules, je vois par une ouverture de la cagoule qu’elle porte en plus un bâillon boule en latex perforé. La salive lui coule abondamment autour et sur le menton. Elle gémit quand je commence à la relever. Je découvre que d’autres courroies ont été passées aux genoux et aux chevilles.
Elle tremble et ne peut se tenir debout sans mon aide.
Maîtresse Frédérique ricane alors :
« Il est parfois bien dur d’endurer ses propres fantasmes n’est-ce pas ? ».
Je devine que cette prisonnière avait, comme je l’avais fait moi-même, dû expliquer et décrire bien des choses à Black latex.
Celle-ci reprend.
« Vous voilà réuni ! Tous les deux vous m’avez contacté pour une initiation prolongée, tous les deux, vous m’avez assuré vouloir aller jusqu’au bout. Alors vous voilà maintenant réunis chez moi. Et l’initiation commence dés maintenant. Vous venez de réussir la première épreuve réelle, et elle correspondait à vos propres désirs, j’espère que vous vous en souvenez.
Maintenant nous allons passer par mes désirs, et j’espère que vous vous montrerez à la hauteur. Vous allez devoir apprendre ce que je veux de mes esclaves de Latex. Je vais vous laisser vous reposer une heure avant de vous préparer pour la nuit. Demain commencera votre service et vos épreuves ».
« Dans cette pièce vous pourrez utiliser la petite salle d’eau qui s’y trouve, il y a aussi un frigo et vous pourrez vous servir. Pour le reste vous faites ce que bon vous semble dans la limite de vos libertés. Vous avez une heure ».
Elle partit, fermant derrière elle la porte rembourrée du donjon.
Ma co-prisonnière gémit dans son bâillon et je la sens fléchir sur ses jambes. Refermant le coffre je l’aide à s’asseoir et entreprends de lui ôter sa cagoule.
Elle me remercie immédiatement. Je continue à chercher à défaire les courroies qui la serrent aux jambes et aux bras. Une fois libérée, elle peut se lever, s’ébrouer et se dégourdir. Elle est jolie et appétissante toute moulée dans une combinaison intégrale de latex qui semble bien épaisse.
« Merci, je n’en pouvais plus » commence-t-elle.
« Alors toi aussi tu as été candidat ? ».
Elle me parle en s’ébrouant et ne me regarde pas. Je gémis dans mon propre bâillon, ce qui lui fît prendre conscience de mes propres contraintes.
« Ho ! » s’exclame-t-elle alors. Elle vient derrière moi et défait ma muselière. Quand je peux enfin recracher le baîllon, il me faut plusieurs secondes avant de pouvoir articuler à mon tour :
« Merci… Oui moi aussi j’ai été candidat, je suis Michel ».
« Et moi Alice » dit-elle en me tendant la main. Elle voit alors mes chaînes et inspecte leurs attaches.
« Hum tu es cadenassé ! Impossible de t’ôter ces chaînes, ni les bracelets, il va falloir que tu gardes ta combinaison sur toi ».
- Oui, mais pourrais tu dégrafer le serre taille ?
- Hum, non il y a un cadenas là aussi, je peux juste desserrer le laçage.
- Ho oui je t’en prie !
- Voilà, et je peux aussi dégrafer la sangle en cuir, là tu as de la chance !
Je ressens immédiatement un immense soulagement, tout en pensant immédiatement à la possibilité de retirer le plug et d’ôter mon étui pelvien. Pendant que je m’applique à retirer cet attirail devenu douloureux, je vois Alice qui cherche à retirer sa combinaison.
- Attends je vais t’aider, tu vas pouvoir te mettre au frais.
- Pas vraiment, regarde »
Je vois alors qu’en dessous de cette première combinaison Alice en porte une autre, en latex. Elle porte en plus par dessus une espèce de culotte harnachée de sangles en métal qui se bouclent autour de la taille et fermées par un cadenas aussi.
Je commence à être très excité par la vision charmante de ma co-prisonnière bien mignonne dans ce latex moulant et protégée par cette ceinture de chasteté.
« Hum, je comprends ce que Black latex disait en faisant allusion à la limite de nos liberté. »
Nous décidons d’explorer la petite pièce attenante. Dans le frigo il y a de quoi se préparer quelques sandwiches qu’Alice se propose de faire étant donné mes chaînes. J’ai même besoin d’elle pour les manger car je n’arrive pas à porter mes mains à la bouche. Nous dînons ainsi en se racontant comment nous nous retrouvons ici. Elle avait suivie un chemin à peu prêt identique au mien, décrivant ses fantasmes sur internet jusqu’au rendez vous que Black latex lui avait fixé aujourd’hui.
Dans la même pièce nous voyons un wc et un coin douche drôlement équipés de barres et de sangles qui nous laissent penser à des utilisations particulières mais aussi qui nous invitent comme un supplice car c’est impossible à utiliser avec notre harnachement.
L’heure a du filer car nous entendons la porte du donjon s’ouvrir. Nous nous relevons avec appréhension pour accueillir Black latex.
Maîtresse Frédérique apparaît dans une magnifique robe longue en latex brillant. A l’inverse des tenues que nous portons, la sienne est ample et fait ressortir les courbes magnifiques de son corps tout en étant visiblement assez large pour lui permettre des mouvements fluides et gracieux. Elle est chaussée de bottes à hauts talons aiguilles lacées au mollet et qui disparaissent sous sa robe. Elle tient une cravache à la main.
« Bien vous allez passer une nuit d’esclave en latex. Comme vous êtes nouveau, je vais aussi m’assurer que vous ne pourrez vous échapper. La nuit va peut être vous paraître longue et inconfortable et j’ai besoin de vous préparer comme il se doit. Voyons qui veux commencer ? La politesse dans ce domaine prévaut aussi » nous dit-elle
Interprétant sa dernière phrase, je recule un peu et fait un geste comme pour laisser passer Alice devant.
« Ainsi tu préfères laisser Alice prendre les risques. Ce n’est pas ce que j’attendais ! Cet inconvenance implique une punition » .
« Mais, au contraire, je pe… »
« TAIS-TOI ! » Elle ponctue son cri par un coup de cravache sur mes cuisses. « Combien de fois faut-il te répéter qu’un esclave ne parle que s’il est sollicité. Deuxième punition et celle là je vais bien y réfléchir que tu y penses toute cette nuit ! Reste ici, toi viens avec moi, dit-elle à Alice en partant dans le donjon. »
Je reste dans la petite pièce à ruminer ses dernières paroles. Encore une fois un peu surpris de la tournure des choses, peut-être est-il temps d’arrêter ? Je ne reste pas longtemps seul Maîtresse Frédérique revient rapidement. Elle tient une cagoule de latex dans la main.
« A genoux esclave ».
Au ton employé, enchaîné comme je suis, je n’hésite pas longtemps, mais pourtant Maîtresse remarque mon hésitation et sa cravache s’abat une nouvelle fois.
Elle me montre la cagoule qu’elle tient en main. Elle a l’air assez effrayante par sa taille et les boucles et laçage qui en pendent à l’arrière. Les yeux, le nez et la bouche sont finement dessinés et moulés sur un visage de cuir lisse et sans ouverture apparente.
« Tu vois cette cagoule est ta punition, tu la porteras toute la nuit, elle est d’un cuir épais. Comme tu vas devenir un esclave du latex. Toute punition te sera infligée hors du latex. Ainsi ton seul désir sera de porter du latex qui sera synonyme de repos, de sécurité, voir de plaisir. En dehors du latex tout ne sera que peine et punition ou souffrance ».
Je frémis en entendant ce discours qui sonne comme réquisitoire.
« Tu pourras respirer sans soucis » dit Maîtresse en me montrant des ouvertures sous le nez, et quatre petites perforations qui apparaissent entre les lèvres de latex préformées. « Même boire avec une paille ! » ajoute-t-elle avant de m’appliquer la cagoule sur le visage.
Je suis immédiatement plongé dans le noir.
« Embrasse bien la langue intérieure » Ce que je n’avais pas vu, je le sens maintenant au niveau de la bouche une épaisse langue de cuir se presse sur mes lèvres. Je dois la laisser passer entre mes dents.
« Prend la bien en bouche, les perforations te permettent de respirer et de saliver. Tu as toute la nuit pour lui prodiguer un long baiser permanent »
Au début, je ne prends cette langue artificielle que du bout des lèvres mais Maîtresse referme la cagoule derrière mon crâne. Elle serre progressivement jusqu’à ce que le visage de cuir se plaque totalement au mien. La langue épaisse m’envahit toute la bouche sans possibilité de la rejeter. La pression s’exerce uniforme, sur mon front, mes tempes, bientôt aux joues et je sens le laçage qui continue et se resserre sur la nuque. Arrivée à ce stade, je ressens la fermeture de plusieurs sangles à boucles qui emprisonnent le laçage déjà bien ferme. Maîtresse me retire alors le collier que je portais, libérant ainsi mes mains qui tombent vers le sol. La cagoule peut ainsi être lacée jusqu’en bas du cou et de la nuque, bloquant alors ma mâchoire inférieure et m’obligeant à plus encore avaler la langue de cuir.
« Et maintenant, un collier de maintien ! » Aussitôt, elle passe autour du cou un large collier qui comme une minerve me bloque la tête. Je ne peux plus bouger ni tourner.
« Bien. Bien. Lèves toi maintenant, mains sur le crâne et ne bouge pas ! ».
J’obéis, même libre, avec cette cagoule, je me sens impuissant à protester ou résister. Maîtresse me retire alors tout l’attirail que je porte et la combinaison de latex. Elle me pousse pour me faire reculer et je sens bientôt le carrelage froid de la douche sous mes pieds. Maîtresse me menottes alors les mains à une chaîne et étire mes bras vers le haut. Elle m’oblige alors à écarter les jambes. J’appréhende la suite et l’intrusion d’un objet dur entre mes fesses ne me surprend pas. Par contre, je suis étonné de la facilité avec laquelle cela se passe et de mon absence de réaction.
« Écoute bien esclave. Je vais te faire un bon lavement. Tu ne bouges surtout pas de là et tu te laisses totalement contrôler. Entravé et aveuglé comme tu es tout mouvement pourrait te blesser et surtout déclencher une catastrophe. Compris ? »
Je hoche la tête, inquiet de la suite mais résolu à tout.
Aussitôt je sens un gonflement dans mon rectum et rapidement aussi un liquide tiède commence à me remplir.
« Je t’ai fixé un canule avec une poche gonflable. Rien ne peut ressortir sans que je ne la dégonfle. Tu restes comme ça sans bouger. Je vais préparer ma prisonnière de latex pour une nuit agréable en latex avec sa maîtresse ; quant à toi nous verrons tout à l’heure de quoi ta nuit sera faite… ».
Rapidement avec le lavement qui remplit de plus en plus, j’éprouve des crampes au ventre et une épouvantable envie d’expulser tout ce liquide qui m’envahit, mais la valve bloque efficacement le rejet. De plus je n’ose imaginer le désastre qui pourrait résulter. Les minutes me semblent interminables, les crampes me font me plier, mais avec les mains fixées au dessus de la tête à une barre, je me tortille misérablement sous les spasmes qui me parcourent. Je commence à avoir les jambes en coton et j’ai peur de ne pouvoir endurer plus longtemps.
Enfin j’entends le claquement des talons aiguilles. Maîtresse revient.
« Bien le lavement par lui-même n’est pas une punition. C’est seulement bien hygiénique, j’ai donc décidé que tu passerais la nuit dans ma combinaison de discipline. C’est un peu comme ta cagoule mais sur tout le corps. Finalement ce lavement est plutôt une bonne chose pour toi car il va te vider et te faciliteras les 8 heures suivantes ! ».
8 heures ! C’est long ! Mais moulé dans une combinaison que j’imagine sans doute un peu serrée, ça devrait aller. Pour le moment ma seule préoccupation est de vider le lavement. Et justement, Maîtresse me détache les mains et me guide pour m’asseoir vers les WC. Ce que je fais avec un soulagement extrême. Enfin elle me place la poire entre les mains et m’indique comment retirer la pression.
« Attends que je sois partie, je n’ai pas envie d’assister à la suite. Ensuite tu retrouves la douche et tu te laves comme il faut. Tache de ne pas mouiller la cagoule c’est du cuir et ça rétrécit en séchant ! »
Dès que le claquement de ses talons a disparu, je dégonfle la poire et je me sens me vider d’un coup. Le bruit est humiliant. Douleurs et soulagement accompagnent cette délivrance. Je reste un moment épuisé, assis sur la cuvette. Enfin en tâtonnant, je me place sur la douche, tirant le rideau et me saisissant de la bonde. Il n’y a que de l’eau tiède, mais c’est avec plaisir que je la sens couler sur mon corps.
Après avoir trouver un shampoing et mettre ainsi lavé et rafraîchi, je reste dans la douche, aveuglé, je ne sais pas que faire. Je tâte l’harnachement de la cagoule et comprend que le collier minerve m’interdit toute possibilité de desserrer et encore moins de retirer cette pression permanente. La langue de cuir qui me pénètre et me bâillonne est imprégnée de ma salive et je dois souffler pour ventiler les perforations. Réduit ainsi à l’impuissance j’attends mon sort en grelottant légèrement alors que l’eau sèche sur moi.
Enfin les talons annonciateurs de Maîtresse se font entendre. Elle se rapproche et me lance une serviette sur les épaules.
«MMm Mmmaa ssee » marmonne-je dans le bâillon en m’empressant de me frotter. Maîtresse accroche une longe à un anneau du collier et me tire.
« Suis-moi. Ta couche et prête je t’y amène. »
Je chemine prudemment derrière Maîtresse qui me tire par la laisse. Nous franchissons la pièce du donjon, je sens le carrelage du couloir puis un plancher, enfin je butte sur les marche d’un escalier. Nous montons, et arrivons sur un sol moquetté.
« Ma chambre… ! Tes affaires pour la nuit sont prêtes, je vais t’aider à les enfiler et j’attends de toi une certaine dextérité. D’abord un bon plug pour ton petit cul. Baisse-toi ! »
Sachant ce qu’il convient de faire je me met en position, vaincu d’avance par la pénétration imposée. Avec ce que je viens de subir, la crème qu’elle applique sur mon anus avant de me pénétrer est presque un soulagement. Le plug est gros et m’envahit de façon contraignante. Malgré cela, je ressens une érection.
« Bien, je vois que la forme reviens, très bien car maintenant tu enfiles cette culotte et c’est plus simple si tu es dur » dit-elle en me prenant la queue à plaine main pour la faire grossir un peu plus.
« Il y a un sac et un étui dans lequel tu placeras tes bourses et ton sexe. Vas-y lève la jambe droite. La gauche maintenant. Remonte là et installe tout cela. »
En tâtonnant je comprend ce que je dois faire. C’est un cuir souple mais assez rêche que je sens. Une fois le sac et l’étui en bonne position, je sens Maîtresse qui caresse l’étui et le sac. Malgré le cuir, mon érection est renforcée. Alors elle sert une courroie fortement à la base de mon pénis et de mes bourses. Puis l’étui se resserre grâce à un laçage qui se prolonge tout le long de l’étui. Mon gland touche le cuir râpeux et se presse inconfortablement à l’intérieur. Je sens immédiatement des piqûres légères mais tenaces.
« Que penses-tu des petites pointes qui garnissent ton étui ? ». Je comprends mon infortune. Ensuite elle resserre aussi des sangles dans le dos de la culotte ce qui a pour effet de comprimer l’ensemble en tirant l’étui en arrière et en enfoncent le plug à fond.
« Jambes droite, et aide moi à enfiler cette jambe » Dit-elle.
A son ordre, je tire la jambe d’une sorte de pantalon. Là encore, je tâte un cuir épais et détecte un laçage à l’arrière de la jambe. Mon pied butte sur une chaussette attachée. En cuir également. La droite puis la gauche.
Le pantalon est lâche sur moi comme je sens les lacets qui sont défait. Maîtresse referme le pantalon à la ceinture mais en prenant soin de faire sortir le sac et l’étui de cuir, les étirant à travers une ouverture pratiquée sur le devant du pantalon.
« La camisole maintenant, tend les bras en avant ! » Je sens des manches de cuir qu’elle passe sur mes bras puis la camisole qui s’applique sur le torse. Mes mains se logent dans des moufles prolongeant les manches. Maîtresse referme alors la camisole sur moi à l’aide d’un long laçage dans le dos. Heureusement elle ne serre pas trop fort, mais déjà je me sens vraiment mal à l’aise. Complètement recouvert de cuir. Pas un espace de ma peau qui ne soit à son contact. Une fois la camisole accrochée je sens maîtresse qui passe des courroies entre mes jambes, elle les relie à des boucles dans le dos. Cette fois elle serre fort. Étirant en même temps le pantalon vers le haut et écrasant un peu plus la culotte et le plug entre mes fesses.
« Voila qu’en penses-tu esclave ? »
« MMmmhmhmm » ne puis-je que répondre en gémissant à travers le cuir trempé de mon bâillon. Comment vais-je pouvoir passer la nuit ainsi ? Je crois un instant qu’elle en a finit et suis stupéfait de l’entendre dire
« Bon maintenant la punition ».
J’entends alors un bruit métallique. Puis sens une pression au niveau de la hanche. Enfin je perçois quelque chose de dur, rigide glisser le long de la jambe du pantalon.
« C’est une tige de fer que j’enfile dans un ourlet prévu à cet effet cela va te bloquer la jambe » m’explique Maîtresse pour ma plus grande émotion. Incapable de me défendre, je ressens vite une deuxième tige le long de l’autre jambe. Puis la même chose sur un bras et enfin l’autre bras.
« Maintenant nous allons serrer tout cela ».
Et commençant par une cheville je ressens la pression du laçage progressif qui m’enferme inexorablement à l’intérieur de ce montage diabolique.
Le travail et long et Maîtresse est visiblement une perfectionniste. Elle marque des pauses. Inspectant le travail, retirant un peu plus puis reprenant, montant progressivement le long de l’habit qui deviens une camisole totale. Je deviens de plus en plus rigide. Toujours debout je dois me tenir jambes et bras légèrement écartés pour maintenir un équilibre instable. Une fois les bras et les jambes terminés, Maîtresse achève son ouvrage en resserrant le laçage dans le dos. Ma taille est comprimée à me rendre le souffle court. La pression est partout, uniforme et implacable.
Je me retrouve totalement immobilisé, entièrement enveloppé par ce cuir épais et rude, dans l’impossibilité de plier même légèrement une seule articulation sauf peut-être mes poignets et mes chevilles.
« Hum, tu es très beau comme cela, magnifique statue de cuir. Je te fixerais bien sur un mur ainsi. » Maîtresse vient derrière moi et me prenant par la taille essaie de me faire bouger. Je suis incapable de l’aider. Je suis totalement paralysé.
« Hum trop lourd… Dommage ». Alors me tirant par les épaules, elle me fait basculer en arrière en me retenant et me laisse doucement tomber sur le sol.
« Bien tu vas rester ainsi. Je ne pense pas que tu puisses t’échapper… Tiens si tu y arrives je veux bien t’accorder un gage. Ce que tu voudras, tout ce que tu voudras même… ». Je sens sa main serrer un peu plus l’étui tendu et proéminent de mon sexe dressé à la verticale maintenant, renforçant au passage la morsure et les piqûres qu’il provoque.
Enfin elle appuie fortement entre mes jambes, au niveau du plug et je sens alors se déclencher une sourde vibration.
« Les piles sont neuves » dit-elle simplement
Comme pour accentuer encore la torture, Maîtresse m’explique :
« C’est la punition en cuir numéro un, ce n’est pas la plus sévère mais sans doute la plus longue. Je pense que la nuit te le fera comprendre. Ainsi harnaché, il n’y a aucun risque de garrot, tu es donc sauf, mais la pression du cuir, l’immobilité te ferons bientôt rêver d’être dans une souple combinaison de latex doux et lisse, comme Alice qui est dans mon lit en ce moment juste à coté, attachée bien écartée et offerte pour sa maîtresse. N’est-ce pas Alice. Réponds moi Alice. »
« Oui Maîtresse » .
- Tu vois et elle ne parle que sur demande elle ! Ensuite tu vas comprendre que ses gémissements seront plus de plaisirs que de douleur. Tu voudras sans doute échanger ta place. ? Sûrement pas cette nuit. Mais peut-être demain qui sait ? Si Alice ne me satisfait pas ? Bonne nuit…
Quelle salope… nous voila en compétition maintenant et je suis très très mal parti. J’ai déjà envie de bouger, mais impossible. J’entends un bruissement caoutchouteux et perçoit des mouvements sur ma droite, sans doute Maîtresse se couche-t-elle. J’imagine la scène, Alice en latex, des draps en latex, souple et doux, Maîtresse qui s’approche et qui va jouer avec sa poupée. Pour confirmer mes pensées, j’entends des légers gémissements, des soupirs, des petits bruits de caresses, de froissement de confort et enfin de plaisirs. Le temps file lentement dans ma prison, les gémissements deviennent tantôt des petits cris puis des encouragements, des cris enfin, des cris de jouissances. Puis le silence.
Le plug vrombit toujours, la morsure de l’étui s’est un peu relâchée, seule satisfaction car par contre la cagoule et l’enfermement de tout mon corps me donne des crispations. C’est une lente torture, oui je rêve du lit à coté, du latex, de douceur.
J’ai perdu toute notion du temps. Je m’endors parfois dans des rêves sombres d’où j’émerge pour me retrouver en sueur toujours prisonnier de ma gangue rigide et inconfortable. Impossible de rien faire, mes mains sont libres de bouger mais à l’intérieur des moufles, elles sont inutiles. Je reste prostré. Étrangement, par moment, ma libido mise à l’épreuve m’envoie des signaux contraires et je sens mon pénis se dresser subissant immédiatement la torture de l’étui piquant.
Dans la nuit, de nouveau des bruits et des soupirs me signalent que juste à coté de moi, c’est le plaisir qui domine. Frustré, affaibli, je suis vaincu et réalise ce que je suis : l’esclave.
Suite : partie 3