Black Latex partie 1 : le fantasme devient réalité

Chapitre 1 - Rencontre Sur Internet
Je rentrais chez moi rapidement. La première chose que je fis fût d’allumer mon ordinateur. Depuis quelques semaines maintenant je ne vivais que pour ce moment. L’instant précis où une fois connecté au web, les messages commençaient à arriver.
Des spams, commerciaux pour la plupart, quelques message d’amis ou de proches, mais je guettais celui de – Black latex –
J’entretenais une correspondance avec ce Mystérieux correspondant. C’est en parcourant des annonces SM que j’avais répondu à Black Latex
« Femme dominatrice, 170cm 60kg 45 ans, cherche soumis motivé par une initiation prolongée.
J’aime contraindre, frustrer, dresser, punir, forcer, fouiller, bref posséder. »
Les termes employés attirèrent mon attention, et particulièrement celui d’initiation prolongée.
Je répondis sans trop d’espoir comme à l’habitude, signant de mon prénom de soumis, Michèle. Il n’y aurait soit aucune réponse, soit une réponse pour appeler une professionnelle qui proposerait des séances.
Cette fois je pris l’initiative de joindre deux photos. Une normale et une en situation où je m’exposais en latex dans un self-bondage pas trop convaincant.
Je fus content d’obtenir une réponse le surlendemain.
« Suis intéressée – je veux chatter avec toi ce soir à 23h sur « chatsm » prend le pseudo « noir latex pour black latex »
Et c’était tout.
Je regardais les conditions d’accès au chat, il fallait s’abonner ! Bon cela avait l’air d’un attrape nigaud. Mais après tout…
Le soir à 23 heures j’étais connecté. Bien sur il n’y avait personne du nom de black latex...Connecté pour connecté je tentais des contacts, mais rien ne semblait très sérieux. A 23h30 je reçus :
« Alors tu cherches black latex ? »
« Oui, je suis là suite à son ordre »
« C’est bien, tu m’as obéis »
Le pseudo indiquait M Frédérique – Un nom sans sexe qui n’avait pas attiré mon attention jusque là.
« Vous êtes ? »
« Celle que tu cherches »
« Je cherche Maîtresse Black Latex »
« Non »
Qu’est ce que cela signifiait ? Un autre message arriva :
« Black latex n’est qu’un pseudo, moi je suis une vraie Maîtresse »
« Peut-être Maîtresse, mais la personne qui possède le pseudo m’a demandé d’être ici pour elle ce soir »
Aussitôt un autre message apparût
« Je suis Frédérique, black latex c’est mon pseudo pour mes emails, mais ici je prends mon nom. C’est bien moi que tu es venu retrouver ce soir. C’est bien »
Seul devant mon écran je me sentis rougir et mon excitation monta d’un cran.
Nous « chattèrent » une bonne heure ensemble et Maîtresse Frédérique voulut connaître beaucoup de chose sur moi. Je répondis à tout sans hésiter.
« Bon il est tard. C’est bien Michèle, je te quitte. Je ne veux plus que tu te caresses jusqu’à nouvel ordre. Tu recevras d’autres consignes. Bonne Nuit ! »
Je répondis : « Oui Maîtresse. Bonne nuit. »
Je me couchais fébrile, en proie à des fantasmes qui me donnaient une furieuse envie de me libérer. Mais l’ordre avait été clair – interdiction –
Je pris plaisir à respecter l’ordre, mais à deux heures du matin je tournais encore dans mon lit, sans dormir.
Après tout, tout cela reste virtuel pensais-je. Je me levais et ouvris mon armoire où je garde mes vêtements de soumis. Je pris un slip en latex muni d’un étui. J’enduisis de gel pour permettre d’enfiler l’étui autour de mon sexe très dur et presque douloureux. Je me caressais à travers le latex et jouis rapidement. Je pus m’endormir enfin.
Après cela je commençais à guetter chaque soir le courrier et passais au chat quand un message de « black latex » m’y invitait.
Chapitre 2 - Les Premiers Pas Vers Du Réel
L’initiation semblait avoir commencé, Maîtresse Frédérique me donna alors un programme quotidien: Répondre aux emails, obéir à leurs ordres, venir débriefer sur le chat de la bonne exécution. Quand elle serait satisfaite viendrait la rencontre... Cette promesse me rendait fou. A la fois je n’y croyais pas, à la fois j’en rêvais.
Tenu par cette promesse, je m’étais finalement résolu à obéir à tout. A avouer mes faiblesses, j’avais finalement avoué mes caresses du premier soir. Frédérique était habile, elle m’encourageait à me dévoiler et à être sincère. « Si je sens que tu me mens, j’arrête tout » était la menace ultime.
La première semaine je dû m’habituer à porter de la lingerie latex dans la journée, ensuite porter des bas en latex avec un body latex et des gants latex quand je « chattais » avec Maîtresse Frédérique. Puis elle voulut que me rase complètement sexe et fesses et enfin porter un plug au moment du « chat ». Je devais décrire cela précisément et prendre des photos que je transmettais en e-mail.
Maîtresse me donna aussi d’autres épreuves à réaliser. Des achats de lingerie, des contraintes. Je devais porter systématiquement des bas et des strings en lingerie fine. Puis une nouvelle étape fut franchie, Maîtresse Frédérique voulut avoir toutes mes mensurations. Je passais plus d’une heure à me mesurer et à reporter chaque mesure sur un dessin ou j’avais esquissé ma silhouette. Tour de tête, de cou, épaules, hanches, bras, jambes ventre, poitrine, longueur, circonférence, mon sexe aussi : taille normale, en érection, etc.… je scannais mon schéma et envoyais tout en email.
Pendant deux jours je n’eus plus de contact.
Puis au début de la troisième semaine, je reçu un mail de black latex.
« Veux-tu continuer ? »
Je répondis immédiatement
« OUI. Jusqu’au bout »
Le Jeudi suivant je reçus un autre mail très court
« Ce soir 22h au chat »
Je sentais que quelque chose de sérieux approchait.
Le chat commença à l’heure
« Bonsoir Michèle, tu es en latex ? »
« Oui Maîtresse, je porte ma combinaison totale avec capuche ce soir »
« Bien c’est ce que je voulais et rien d’autre ? »
« Mon plug gonflable maîtresse »
« Bien gonfle le fort, je veux que tu te sentes bien rempli et fait le vibrer tu pourras le garder longtemps ainsi »
« Bien Maîtresse, je le fais »
« Bon es tu décidé a passé à l’étape suivante, celle qui va te permettre de me rencontrer !
Sans hésitation je répondis :
« Oui, Maîtresse. Je ne vis que pour cela depuis trois semaines »
« Je n’en demande pas tant… Pour l’instant. C’est donc OUI ? »
« OUI, maîtresse »
« Bien, donne moi ton téléphone ! »
Je communiquais on numéro et n’attendit pas longtemps avant la sonnerie.
« Michèle ? »
« Maîtresse Frédérique ?
« OUI. Je voulais entendre ta voix, c’est important et ainsi tu entends la mienne. Pour le reste nous nous sommes dit beaucoup de choses depuis quelques semaines et je ne reviendrais pas dessus. Es-tu prêt à devenir mon esclave en réel ? »
« Oui Maîtresse »
« Bien – Prend note des instructions suivantes »
« Demain tu prendras le RER C avec comme bagage unique toutes tes affaires « de latex. Destination Orly aéroport – tu notes ? »
« Oui maîtresse, Orly. »
« Tu descends à la station Orly aéroport ! En sortant de la station tu te diriges vers un petit parking à 100 m de là, tu verras il n’y a pas de choix, il n’y a qu’une route qui est empruntée par les navettes d’Orly. Tu as compris ? »
« Oui Maîtresse, à 100m un petit parking »
« Oui il y a un circuit de Karting à coté tu ne peux pas manquer. Dans le parking il y aura une camionnette bleue, tu entreras par l’arrière. C’est noté ?
« Oui Maîtresse. »
« Tu entreras à 18h précises. C’est tout, le reste suivra. »
« Bien mais…»
Le téléphone venait d’être coupé
Cette fois c’est pour de bon pensais
Chapitre 3 - Le Jour J
Le lendemain je ne pouvais rien faire au bureau tellement je pensais à la soirée à venir, je décidais de partir tôt. J’avais un gros sac à roulette qui contenait tout ce je possédais en latex. Je n’avais pas reçu d’instructions mais je portais des bas et une fine culotte en nylon sous mon costume.
J’arrivais à 17h30 à la station ce qui me permit de repérer les lieux. A partir de la gare il n’y avait qu’une voie de circulation et je vis effectivement le parking un peu plus loin. Il n’y avait pas de camionnette.
Je retournais à la station RER et je me postais dans la salle d’attente d’où je pouvais distinguer l’entrée du parking. J’observais les allées et venues des navettes pour l’aérogare.
Mon cœur s’emballa soudain, je venais de voir une camionnette bleue s’engager et entrer dans le parking. Elle alla se garer je la perdis de vue.
« Ça y est ! C’est vraiment arrivé » pensais-je.
Il était moins le quart, je devais me résoudre à patienter encore un peu.
Dix minutes plus tard, je m’avançais enfin sur la voie.
En entrant sur le parking je la vis aussitôt. Il n’y avait visiblement personne dans la cabine du conducteur. L’arrière ne possédait pas vitre. Je consultais ma montre, 18h. J’allais à l’arrière et vis que la double porte était entrebâillée. Je poussais la porte qui grinça et me faufilais à l’intérieur. C’était assez sombre, et vide. Il y avait un plancher en bois sur lequel il y avait deux gros coffres. Je posais mon sac à coté. Je vis alors une enveloppe épaisse qui portait la mention : « Instructions de BL » Black Latex pensais-je.
L’enveloppe était assez lourde, je compris pourquoi. Des bracelets de cuirs avec des mousquetons s’en échappèrent et aussi une grosse pièce de latex. Je pris la feuille d’instructions :
«1° Être intégralement nu
2° Porter les bracelets aux poignets et aux chevilles
3° Cagoule
4° A genoux. »
C’était tout.
Je me résolu à obéir.
Le latex que j’avais sorti de l’enveloppe était une épaisse cagoule avec un laçage à l’arrière, le visage étant entièrement clos avec une unique fermeture éclair pour la bouche et deux trous pour les narines. Avec un peu d’angoisse je l’enfilais après avoir passé les bracelets aux chevilles et aux poignets. Le zip de la bouche était ouvert et je pouvais donc respirer facilement mais je perdis la vue et une partie de l’ouie car le latex était épais et déjà bien plaqué sur mon visage.
« Je suis fou » pensais-je, j’étais totalement à la merci de n’importe qui dans cette camionnette.
J’étais angoissé mais en même temps excité ? Tout cela correspondait totalement à des situations dont j’avais déjà rêvé et débattu lors de mes Chat avec « BL ».
Je frissonnais un peu, mélange d’angoisse, d’excitation et de la fraîcheur du lieu. Ne pouvant rien voir, je tendais tous mes sens cherchant à capter un mouvement, un bruit, une vibration qui m’annoncerait la venue de celle que j’attendais. C’est ainsi que je perçu l’ouverture de la porte arrière, suivi aussitôt d’un léger courant d’air frais et ...parfumé.
Je me raidit et en même temps inhalait avec plaisir un parfum capiteux et lourd qui déjà m’enivrait.
« Bien, bon début » Dit-elle. Je reconnu sa voix. Ça y était j’étais enfin devant Black Latex, Maîtresse Frédérique.
« Bonjour Maîtresse Frédérique »
Un coup de cravache sur les cuisses me répondit
« On ne parle pas avant d’y être invité ! »
« Compris ? »
« Oui Maîtresse »
Un deuxième coup !
« ON ne parle pas avant d’y être invité ! »
« Compris ? … »
« Réponds moi ! »
« Oui Maîtresse, j’ai compris Maîtresse »
« Voilà ! »
« Mets toi debout ! »
Des mains gantées m’aidèrent, elles étaient fortes. Elles me tournèrent et je sentis aussitôt qu’elles se saisissaient des laçages des cagoules pour les tirer fortement. Le latex se tendit, la cagoule se pressa encore et encore autour de mon visage.
Un lourd collier me fut passé et serré autour du cou. BL me saisit ensuite les mains et accrocha les mousquetons des bracelets aux anneaux qui garnissaient le collier. Une façon efficace de me priver de l’usage de mes bras.
« Prosternation ! »
Je me mis en position et je sentis immédiatement BL qui s’assit sur mon dos. Je compris qu’elle inspectait le contenu de mon sac.
« Bien, bien, pas mal, cela complétera utilement ma panoplie, hum , …
Ha je vois que tu portais un joli string et des bas, chienne perverse.
Bon nous verrons tout cela plus tard, le temps est compté... »
BL se leva et je l’entendis ouvrir le coffre.
« Lèves-toi et entre la dedans » Dit-elle en me guidant pour que je puisse lever une jambe puis l’autre et entrer dans le coffre.
Il y avait une couche de mousse au fond et sur les bords.
« Mets-toi à croupetons et sur le coté »
Je fis comme elle me demandait, obligé de me recroqueviller en position fœtale dans l’espace insuffisamment large du coffre les mains fixées au collier. BL me renversa ensuite le contenu de mon sac dessus utilisant ainsi le latex comme pour mieux me caler à l’intérieur, prenant juste soin de me laisser un peu d’espace pour respirer.
Je sentis qu’elle rabattait ensuite le couvercle, m’enfermant ainsi en me disant.
« Ne t’inquiète pas il y a des aérations suffisantes, en plus le coffre est bien arrimé tu ne risque pas de te blesser pendant le voyage »
Le voyage ? Pensais-je immédiatement, elle n’a pas dit le trajet, mais le voyage ? Malgré ma position et son ordre préalable je m’inquiétais
« Maîtresse, je vais rester longtemps ainsi ? »
Mes paroles étaient étouffées de toutes façons et c’était sans doute mieux car elle n’aurait sans doute pas apprécié la question.
J’entendis des frottements et ressentit de faibles mouvements. Elle devait sangler le coffre aux parois de la camionnette.
Je perçu le claquement de la porte arrière puis plus rien.
Alors que j’attendais le démarrage du moteur rien ne se passa. Le cours du temps m’échappais, je ne comprenais pas pourquoi on ne bougeait pas, m’avait-elle simplement abandonné là ? Serais-je capable de forcer le coffre ? Etait-ce un test ? J’attendais malgré tout et commençant à ressentir l’inconfort de la position. Heureusement je ne portais aucune contrainte dure et arrivait quand même à remuer légèrement, suffisamment pour ne pas ressentir d’ankylose ni de crampes.
Enfin j’entendis le grincement de la porte puis le bruit des pas sur le plancher de la cabine, puis attentif à tout je perçus des frottements. Puis plus rien. De nouveau la porte se fit entendre et enfin une voix qui devait être BL. J’avais du mal à comprendre les sons étaient masqués mais je décelais une conversation, enfin surtout la voix de BL et des réponses courtes de quelqu’un d’autre. Je perçus ensuite des mouvements, des cliquetis, la voix étouffée de BL mais aussi comme des gémissements. Cela dura un moment et puis tout se calma. De nouveau le grincement de la porte se fit entendre, suivi d’un claquement sec et enfin cette fois, le moteur démarra et la camionnette s’ébranla.
Ça y était nous bougions. Mouvements, virages, arrêts, bruit de la circulation environnante, se succédèrent, nous restions en ville. Puis je sentis que la camionnette avait un rythme régulier, cette fois nous étions sur une route sans doute, plaqué ainsi dans le coffre et malgré la mousse le bruit de roulement était caractéristique. J’avais chaud replié ainsi, coincé dans mon coffre, le latex me collait, la cagoule était trempée, mais je respirais librement et assurait la position sans trop de mal. Je ne sais pas combien de temps s’écoula, je somnolais quand finalement la camionnette s’arrêta.
Suite : partie 2